Valse

Le sol est dur et non friable
Y’a rien qui pousse dans les arbres
Les bacs à fleurs sont vidés
On s’en sert comme cendrier
Il n’y a pas de mois de mai
D’inscrit sur le calendrier
Et il y a ce regard
Qu’ils ne doivent pas voir

Il est parti sans se retourner
Il n’a jamais pu regarder
Et si jamais tu passes par là
Ne t’arrêtes pas, ne me regarde pas

Les journées semblent un peu plus longues
Quand on est dans les catacombes
Du jardin de la tristesse
Qui a volé la déesse?
Son socle craqué et dépouillé
Moi je m’y suis allongé
Ne me montre pas ce visage
Et prend le large

Délivre-moi, délivre-moi
Ou contourne-moi